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Des avancées sur le projet de titre unique de transport

par Sébastien Fournier
Temps de lecture : 2 minutes

Le projet de titre unique de transport national se concrétise. L’idée : simplifier et encourager partout sur le territoire français l’usage des transports en commun. Une façon de réduire la part de l’autosolisme et diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

Par Olivier Constant

À l’heure où la simplification des services est érigée en totem, ceux liés aux mobilités progressent. Mais le sujet est assurément complexe car il existe en France pas moins de 712 Autorités organisatrices de la mobilité (AOM) chargées d’organiser les transports chacune sur leur territoire !

Une complexité avérée

La complexité est encore plus avérée au regard des systèmes billettiques différents aux spécificités multiples qu’elles proposent (200 recensés), liberté leur étant donnée d’organiser leur politique tarifaire à leur guise. Bien évidemment, cette multiplicité se traduit par une complexité accrue pour les usagers, notamment lors de déplacements transrégionaux ou intermodaux.

Répondant à l’une des aspirations clairement exprimées par la Convention Citoyenne pour le Climat en 2020, le projet de titre unique de transport a vocation de simplification en permettant de se déplacer sur tous les réseaux de services de mobilité à l’aide d’un seul support universel.

Le rôle central de l’État

Le projet comprend deux volets : une expérimentation d’un support universel permettant aux citoyens de souscrire à un service de post-paiement via une application mobile dès la fin de l’année 2024 – cette approche innovante sera ensuite progressivement étendue à de nouveaux territoires. Puis, une feuille de route nationale d’interopérabilité, co-construite avec les AOM, s’appuyant sur des briques techniques mutualisées sera mise en place.

Au-delà de la simplification des déplacements intermodaux et inter-régionaux des usagers, cette initiative ambitieuse – maintes fois réclamée par les associations des usagers du transport – permettra de simplifier l’action de l’écosystème des transports, l’objectif étant de faire de l’État l’interlocuteur central, en fournissant une plateforme nationale d’interopérabilité. Les contours de cette dernière n’ont pas été précisés à ce stade.

Choc de simplification

S’exprimant à l’issue de la première table ronde, Louis Nègre, président du Groupement des Autorités Responsables de Transport (GART), s’est « réjoui de l’avancée de ce projet de titre unique qui figure parmi les sept propositions du GART pour la mandature 2022-2027. C’est un outil indispensable pour créer un choc de simplification et donc encourager les Français à utiliser les solutions de mobilité alternatives à l’autosolisme. Il est indispensable de permettre à chacun de pouvoir accéder à l’ensemble de l’offre publique de mobilité, sans devoir à chaque fois s’adapter à la diversité des supports et des titres propres à chaque réseau de transport, voire à chaque type de service (train, bus, vélo, autopartage, covoiturage, trottinettes…) ».

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