Alors que le Premier ministre demande de « faire mieux avec moins », le secteur réuni au salon European Mobility Expo (EUMO) à Strasbourg cherche plus de financements.
Face au mur d’investissements à réaliser pour développer une alternative à la voiture, le secteur du transport public pense avoir trouvé une bonne recette. Il revendique sa part de la cagnotte constituée par la vente aux industriels les plus polluants des quotas d’émissions de gaz à effet de serre (ETS). « En France, les ETS, représentent deux milliards d’euros et pas un seul n’a jamais été fléché vers les transports publics », souligne Marie-Ange Debon, la présidente de L’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF).
Celle-ci a trouvé l’appui du Medef, puisque les deux organisations ont corédigé une « position commune » en ce sens, diffusée le 1er octobre à l’occasion de l’ouverture à Strasbourg du Salon européen de la mobilité (EUMO 1er-3 octobre).
« Je suis fatigué d’entendre qu’il n’y a plus d’argent en France alors que nous sommes le pays qui paie le plus d’impôt ! J’attends qu’on me dise où est passé l’argent. » Louis Nègre
Coorganisé par le Gart et l’UTPF, cet évènement a fourni une nouvelle occasion au lobby des élus des autorités organisatrices de mobilité, de répéter ses revendications en matière de ressources. « Je suis fatigué d’entendre qu’il n’y a plus d’argent en France alors que nous sommes le pays qui paie le plus d’impôt ! J’attends qu’on me dise où est passé l’argent », s’emporte Louis Nègre.
Pas question de renoncer au choc d’offre de mobilité. Pour le financer, l’élu réclame essentiellement une hausse du versement mobilité des entreprises ainsi qu’un effort budgétaire de l’Etat via une baisse à 5,5% de la TVA sur le secteur. Hostile à la gratuité, le Gart plaide aussi pour une hausse des tarifs des transports.
Présent au salon le 3 octobre, le ministre délégué aux Transports Michel Durovray a promis de faire son possible pour trouver de nouveaux moyens de financements. Mais comme l’a dit le Premier ministre lors de son discours de politique générale le 1er octobre, il faut désormais « faire mieux avec moins ».
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