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Le foncier, problème majeur de la crise du logement en Guyane

par Sébastien Fournier
Temps de lecture : 2 minutes

Le déplacement du président de la République Emmanuel Macron, n’a pas permis d’annonces majeures concernant la crise du logement en Guyane. Le constat a toutefois pu être dressé. Alors que les financements sont là, le foncier n’est pas disponible. La faute notamment à des lourdeurs administratives.

Par Samir Mathieu

Parmi les dossiers traités au cours de la visite officielle d’Emmanuel Macron en Guyane, les 25 et 26 mars, celui du logement figure en bonne place. Pour autant, aucune réponse n’a été apportée par le Président de la République, même si, par la force des choses, et à la faveur dramatique d’un terrible fait-divers, la cause principale de la crise qui touche le secteur, a bien été abordée. En effet, dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 mars, un incendie a causé la mort de 3 membres d’une même famille, qui vivait dans un bidonville de la ville-préfecture, à Cayenne. 3 Haïtiens ont péri dans le sinistre, malgré l’intervention des pompiers.

Lourdeurs administratives

En Guyane, le manque de logement entraine une inflation des prix, du neuf comme du locatif. Les prix sont équivalents à ceux de villes comme Toulouse ou Bordeaux et même de certains quartiers de Paris et de sa proche banlieue pour du locatif et de grandes agglomérations de province, pour le neuf. Olivier Mantez, directeur de Nofrayane, filiale de Vinci dresse le constat : « Nous avons les financements pour construire, mais ne disposons pas du foncier. Les lourdeurs administratives ont notamment fait que les OIN (Opérations d’intérêt national), qui ont fleuri sur l’ensemble du territoire, notamment dans l’Ouest, pour gagner du temps sur des process longs, les ont finalement ralentis. Aujourd’hui, l’Epfag (Établissement public foncier de Guyane) met entre 5 et 10 ans pour sortir ces zones dédiées au développement urbain. »

La présidente d’Action Logement, Thara Govindin ne dit pas autre chose mais se veut optimiste : « avec Action logement, nous soutenons la création de logements, grâce notamment à la société foncière d’aménagement, qui va sortir 120 logements cette année ». L’Epfag de son côté a sorti une note confidentielle au préfet mettant en avant les « contraintes écologiques » qui freinent la sortie des OIN alors que l’État, fait unique en France, est toujours propriétaire de près de 95 % du territoire en Guyane.

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