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Marseille : le changement, c’est maintenant !

par Sébastien Fournier
Elections municipales à Marseille

Pastille Municipales

A l’occasion des municipales 2020, Objectif Métropoles de France va suivre la campagne dans les métropoles françaises. Quelles sont les forces en présence dans chaque grande ville ? Que faut-il retenir ? OMF va décrypter les enjeux locaux. deuxième article de la série, Marseille, où Jean-Claude Gaudin tire sa révérence après 25 ans à la tête de la ville.

Par Issam Lachehab

Elle collectionne les superlatifs. Marseille serait l’une des villes les plus mal gérées de France, cumulant problèmes de logement et de sécurité notamment. Pour beaucoup, ces élections sont une opportunité de changer le destin de la ville. Fait majeur, l’actuel maire, Jean-Claude Gaudin, quitte son fauteuil après 25 ans au pouvoir. La Commission nationale d’investiture des Républicains a choisi la présidente de la métropole d’Aix-Marseille-Provence, Martine Vassal (LR), pour représenter le parti. Un coup dur pour le sénateur Bruno Gilles (DVD), qui s’y voyait. Il se présente malgré tout sur une liste dissidente, en mettant l’accent sur l’écologie et la rénovation des écoles. Adjointe au maire de Marseille de 2001 à 2015, Martine Vassal est considérée comme l’héritière du « système » Gaudin. Pour prendre ses distances, la candidate a constitué une liste ouverte, composée d’élus et de personnes de la société civile, comme l’acteur Moussa Maaskri. La tête de liste LR porte un programme axé sur quatre thèmes : travailler, protéger, respirer, partager. Elle a par ailleurs dévoilé la totalité de son projet jeudi 6 février.

L’écologie en tête d’affiche

Dans les sondages, Martine Vassal est favorite, talonnée de peu par le candidat RN, Stéphane Ravier (22%). Le Rassemblement national souhaite tirer son épingle du jeu en mettant la sécurité au centre de ses propositions. Du côté de la gauche, on joue le rassemblement dans l’espoir d’un changement de majorité. Le PS, le PCF et LFI font alliance sur une liste portée par Michèle Rubirola (ex-EELV). Elle est pour le moment créditée de 16% des voix. Son programme est axé sur l’écologie, « pour plus de justice sociale ». Mais cette unité est en trompe-l’oeil. En effet, EELV a décidé de faire cavalier seul avec une liste portée par Sébastien Barles. Les écologistes ont l’ambition de faire de Marseille « un phare de la transition écologique » et de transformer la Canebière en « Central park ». Il en est de même pour l’ex-PS et sénatrice, Samia Ghali, qui présente une liste sans étiquette. Son programme englobe sécurité, transition énergétique et attractivité. Elle est créditée de 7% dans les sondages. Du côté des Marcheurs, Yvon Berland promet un programme axé sur l’éducation. L’ancien président d’Aix-Marseille Université peine à décoller dans les sondages. Avec 7 %, le candidat de la société civile souffre d’un déficit de notoriété. Il compte sur sa liste d’ouverture pour rassembler et faire parler de lui. Mamadou Niang, ancien capitaine de l’Olympique de Marseille, a d’ailleurs récemment rejoint ses troupes.

La métropole absente du débat

Les élections des 15 et 22 mars seront aussi l’occasion d’élire les conseillers métropolitains. La métropole Aix-Marseille-Provence née en 2016 au forceps, dont la superficie fait 2 fois le Grand Londres, ne semble pas passionner les foules. Récemment, le Think tank « Le Mouvement », plutôt à gauche, a adressé une lettre au préfet des Bouches-du-Rhône, pour pointer « l’absence de l’enjeu métropolitain dans la campagne électorale ». Le Mouvement incite d’ailleurs les maires à utiliser l’expression « élections municipales et communautaires » dans leur communication. Martine Vassal, présidente sortante, après la démission surprise de Jean-Claude Gaudin en 2018, repartirait volontiers pour un mandat, complet cette fois.

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