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La sécurité, un sujet qui met les majorités à cran

par Sébastien Fournier
Temps de lecture : 2 minutes

La sécurité sera un thème central des prochaines municipales. Un sujet qui concerne particulièrement les métropoles comme celle de Nantes, qui place sous tension la majorité socialiste sortante. Un défi pour la maire et présidente de métropole, Johanna Rolland.

Par Marc Fressoz

La capitale des Pays de la Loire et son aire métropolitaine ont fini par occuper la rubrique nationale des faits divers sur fond d’explosion du trafic de drogue. Règlements de compte avec armes à feu entre dealers, délinquance, agressions, cambriolages, incivilités, occupation de l’espace public par les trafiquants, ces phénomènes sont peu à peu parvenus à entacher la réputation de la Cité des Ducs. Un comble pour celle qui était de longue date réputée pour sa qualité de vie et dont plusieurs éléments structurels témoignent encore de son attractivité.

« Sa démographie continue de croître et son taux de chômage reste enviable », souligne-t-on dans le milieu patronal local où l’on pointe néanmoins « le revers de la médaille que constituent la crise du logement, l’étalement urbain et l’insécurité », justement.

Dans la réponse qu’elle apporte pour juguler cette dernière tendance, la maire socialiste Johanna Rolland se trouve cadrée par son pacte avec ses alliés écologistes, opposés à une réponse sécuritaire.

Dans la réponse qu’elle apporte pour juguler cette dernière tendance, la maire socialiste Johanna Rolland se trouve cadrée par son pacte avec ses alliés écologistes, opposés à une réponse sécuritaire. Les tensions ont cru lorsqu’en avril 2024, l’édile a annoncé l’arrivée de 80 caméras de vidéosurveillance en complément du parc des 250 appareils déjà existants.

« Ligne rouge »

« Nous ne mettons pas des caméras pour mettre des caméras ; la présence humaine reste indispensable », s’est-elle justifiée face à des adjoints verts s’offusquant du déploiement d’un « Big Brother à la nantaise ». Le renforcement de la police municipale dont les effectifs passent de 145 à 170 agents s’effectue également sous la vigilance de cette composante de la majorité.

« Si la mairie devait changer d’avis sur l’armement de la police municipale, alors une ligne rouge serait franchie », prévenait ainsi la patronne du Groupe écologiste et citoyen de Nantes, Marie Vitoux, dans les colonnes du Figaro. Au sud de la Métropole, la commune limitrophe de Bouguenais, n’a pas eu ce type de débat. Elle a franchi le pas en février 2025 en décidant d’armer sa police municipale.

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