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EuraTechnologies, de la filature à la cité de la tech

par Sébastien Fournier
Temps de lecture : 2 minutes

Véritable fleuron de la tech dans la métropole lilloise, EuraTechnologies, premier hub de start-up en France, y fait éclore les champions européens. Sa surface a été multipliée par dix en quinze ans et a contribué à créer 8 000 emplois.

 Par Nicole Buyse

EuraTechnologies, premier pôle d’excellence de la métropole lilloise créé en 2009 et dédié aux nouvelles technologies, a accompagné près de cinq cents start-up depuis cette date et généré la création de 8 000 emplois. C’est ce qu’a montré une étude d’impact réalisée par Euratech’, comme on l’appelle à Lille, à la faveur de son quinzième anniversaire.

Cet incubateur-accélérateur a pris place au sein de l’ancienne usine Le Blan-Lafont, cœur du réacteur de ce qui est devenu le fleuron de la tech à Lille. Cette filature de coton dont la construction avait débuté en 1896, a fermé ses portes en 1989. Il fallut toute la ténacité de Pierre de Saintignon, ancien premier adjoint de la ville de Lille décédé en 2019, pour faire de ce site le temple des nouvelles technologies tout en gardant son architecture de cathédrale industrielle faite de briques, avec son beffroi et son horloge.

Il a contribué à rénover tout ce secteur sud de Lille, devenu un véritable quartier d’affaires. On y compte désormais pas moins de trois cents entreprises liées à la tech et à l’innovation, dans une dizaine de bâtiments totalisant aujourd’hui 90 000 m2 et 6 000 salariés.

Créé par la MEL, la Région Hauts-de-France et la ville de Lille, EuraTechnologies est surtout devenu aujourd’hui le premier hub de start-up en France et le trentième en Europe, selon le classement du Financial Times de mars 2024.

Un nouveau quartier

Il a contribué à rénover tout ce secteur sud de Lille, devenu un véritable quartier d’affaires. On y compte désormais pas moins de trois cents entreprises liées à la tech et à l’innovation, dans une dizaine de bâtiments totalisant aujourd’hui 90 000 m2 et 6 000 salariés. Près de 65 % sont de petites entreprises, dont des start-up des plus branchées. Mais on trouve aussi le siège régional de grandes entreprises telles que Capgemini ou IBM. Avec les organismes de formations qu’il héberge, tels que l’école du numérique (la Catho de Lille) ou des centres de recherches comme l’INRIA, EuraTechnologies a créé un véritable écosystème, jouant les synergies.

Essaimage

Mais surtout, il a essaimé en créant d’autres incubateurs ayant chacun leur spécialité : à Roubaix-Blanchemaille autour de la distribution et du e-commerce ; à Willems, près de Lille, autour de l’agro et de la green tech ; à Saint-Quentin dans l’Aisne autour de la robotique et de la spacetech ; sans oublier, plus récemment, sur son site propre lillois, le campus Cyber Hauts-de-France Lille Métropole. Ces cinq sites totalisent aujourd’hui 150 000 m2. Pas loin de deux cents projets au total sont accompagnés par ces différents incubateurs chaque année.

3 000 emplois à venir

EuraTechnologies a levé 24 millions d’euros en 2022 pour accélérer son développement autour de quatre axes prioritaires : l’emploi et les talents ; les équipements technologiques de pointe et la collaboration en matière de recherche et d’innovation ; la transition environnementale et énergétique et l’expansion à l’international. Grâce à ce financement, le hub prévoit la création de 3 000 nouveaux emplois d’ici quatre ans.

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